Parkzone-micro Corsair F4U

Pour la p’tite histoire
Le Vaught F4U Corsair a été conçu en 1940 avec pour but de remplacer le Hellcat. Rendu célèbre par la série Les Têtes Brûlées son design se caractérise par ces ailes en W dites aussi « ailes de mouette inversée ». Cela permet de placer un train d’atterrissage de taille conventionnel tout en évitent que l’hélice de 3m de diamètre ne heurte le sol. Fabriqué aux USA et livré en Angleterre, France, Nouvelle-Zélande, Argentine, Honduras, Salvador et Etats-Unis, sa production pris fin en 1952.facebook-logo.jpg

Il fut utilisé notamment durant la campagne du Pacifique par les Américains et surnommé « Sweetheart of Okinawa » ainsi que durant la guerre d’Algérie par les Français. Il cessa toute activité militaire en 1968.
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Ultra-micro F4U Corsair by Parkzone
Parkzone nous a déjà gratifié d’un superbe F4U Corsair de 111.8cm d’envergure aux capacités en vol plus qu’honorables. Voilà que débarque son micro frère. Ce nouveau warbird frappe tout d’abord par son look et ses finitions. A n’en point douter, le major Gregory M. « Papy » Boyington aurait été fier de pouvoir voler ce modèle réduit venu du soleil levant et peut-être fabriqué par les descendants des soldats morts sous les attaques du « Whistling Death ».

Au sortir de la boîte, première impression : il a tout d’un grand. Les finitions vues de dessus sont bien réalisée et les décorations en places sont conformes. En retournant l’appareil, on s’aperçoit que chaque aileron est commandé par un servo ; cela semble prometteur. Toutefois ces servos sont apparents et sans protection particulière. Cela ne laisse présager rien de bon en cas d’atterrissage brusque sans train.  

La boîte contient également une batterie 150mAh avec chargeur. Cette augmentation d’ampérage est un signe, soit du fait que Parkzone décide enfin de donner à ses modèles un minimum de puissance, soit du fait que l’avion a un léger surpoids à compenser par un apport en poison énergétique. La phase de vol pourra nous en apprendre plus.

 

En vol
Amoureux des performances acrobatiques, passez ici votre chemin. Si ce corsair est sans doute le plus esthétique en vol de l’ensemble de la gamme Ultra-micro, pas la peine d’espérer envoyer du Gras ; surtout avec les batteries d’origine. Equipé en 240mAh, il daigne assurer quelques tonneaux et loopings, mais n’en espérez pas plus : service minimum.
En slow fly, par contre, c’est un véritable régal. Les ailerons réagissent bien, sans toutefois pouvoir constater une différence significative avec les autres modèles munis d’un seul servo pour commander les 2 ailerons. Dès les premières secondes de vol on se prend assez vite pour Robert Conrad et il n’est pas rare d’entendre certains pilotes simuler le bruit des balles.
Le réel plaisir se situe lors de piqués suivit d’un vol à basse altitude. L’avion est en effet lourdaud avec ces 7.2g de plus que le Mustang. Il convient donc de prendre un peu d’altitude afin de pouvoir profiter de la vitesse de la phase de descente pour tenter quelques acrobaties.

Le conseil de Cap'tain Dan : Enlever tout le superflu. Le train d’atterrissage et ses protections décoratives ne font qu’alourdir l’engin et le rendre instable en cas de vent, même faible. Pour les possesseurs de « vraies » télécommandes (Dx5-6-7-8-10), commencez avec un peu d’expo afin de vous familiariser avec les réactions en vol de cet ultra-micro.

Décollage et Atterrissage
Si le P51-D Mustang décolle sur une largeur de route de campagne, ça n’est véritablement pas le cas pour ce F4U. Compter bien 4 à 6 mètres pour un décollage réussit. Plus proche de la réalité, ce style de décollage est dans la continuité du comportement du Corsair en vol. Décollage ou atterrissage, cet avion a un look inimitable et c’est un ravissement d’observer son comportement durant ces phases.

Parties sensibles
Une fois le train retiré, vous pourrez vous amusez à bricoler des protections pour les servos des ailerons si le cœur vous en dit. Si vous n’avez ni le temps, ni la motivation pour le faire, privilégiez une zone d’atterrissage avec des herbes hautes. Le reste (hélice, ailes, ailerons, dérive, élévateur) paraisse solide et n’ont connu aucun dommage durant les tests.

twitter-logo.jpgConclusion
Cet avion, bien que micro par sa taille, possède les gènes des grands. L’aspect vitesse/accrobatie/réactivité y est moins développé que sur le Suhkhoï . Un peu lourd, un peu lent, il trouve naturellement sa place dans votre collection de park flyer car en slow fly, c’est le plus beau et le plus grâcieux en vol de la gamme Parkzone…Argument massue : c’est le préféré des filles !